Pourquoi elles existent
Malte et l'Albanie comptent parmi les destinations les plus fréquentées par les Français l'été, et les organisateurs s'y sont adaptés. Ces soirées ne sont pas des reprises approximatives de ce qui se fait en France : les DJ viennent souvent du circuit français, la programmation suit les sorties de l'année, et le public sait ce qu'il vient chercher. C'est ce qui les distingue d'une soirée internationale où passe un titre français de temps en temps.
À Malte, les rendez-vous
Gianpula Village accueille la French Night Fever, dans le plus grand complexe en plein air de l'île, à Rabat. Le TwentyTwo, au vingt-deuxième étage de la Portomaso Tower, a sa French Party avec vue à trois cent soixante degrés et un dress code élégant. Le Classico complète le circuit. Ces soirées se tiennent en semaine autant que le week-end, et ce sont souvent les dates où Gianpula est le plus rempli.
En Albanie, un circuit encore plus dense
La Riviera pousse plus loin, parce que la proportion de Français y est plus élevée. La French Party du vendredi au Greg Beach Club à Ksamil est le gros rendez-vous de la semaine, sur du rap français et de l'urbain jusqu'à quatre heures et demie. Poda programme sa French Touch le lundi, Principotes son Classico, et le Greg ajoute Marrakech le mardi, sur une ambiance orientale et des sons français.
Les prix, qui séparent les deux
À Malte, ces soirées coûtent ce que coûte une entrée de club ordinaire, quinze à vingt-cinq euros, davantage au TwentyTwo. En Albanie, elles tournent autour de quinze euros comme le reste, parfois dix chez Poda. L'écart est le même que sur le reste de la programmation, et il explique une partie de la popularité de la Riviera auprès des groupes français.
Ce qu'il faut savoir avant d'y aller
Ce sont les soirées qui se remplissent le plus vite en juillet et en août, et celles où réserver à l'avance change quelque chose. À Gianpula, une navette gratuite fonctionne le vendredi et le samedi ; les autres soirs, comptez un Bolt depuis Paceville à quinze ou vingt euros, à partager. En Albanie, le retour de Ksamil vers Saranda se fait en taxi à n'importe quelle heure, et il vaut mieux l'avoir prévu.
Si on cherche l'inverse
Certains groupes viennent précisément pour ne pas croiser de Français, et c'est un choix légitime. Dans ce cas, Malte offre bien plus de possibilités que l'Albanie : Paceville est très international, avec un public britannique, italien, scandinave et d'Europe de l'Est, et il y a des soirées tous les jours qui ne visent aucune nationalité en particulier.
