Paceville : la rampe de lancement
Trois ou quatre rues, une trentaine d'adresses, et l'entrée souvent gratuite. C'est là qu'on commence, parce que les clubs ne se remplissent pas avant minuit et qu'il faut bien passer les trois heures d'avant quelque part. Les bars y sont bruyants, jeunes et bon marché : bière à trois ou quatre euros, cocktail entre six et dix. Personne ne vient à Paceville pour la carte, on vient pour être au milieu de tout, à trois minutes de la porte des clubs.
Sliema et Gżira : les terrasses du front de mer
De l'autre côté de la baie, le front de mer de Sliema aligne les terrasses face à La Valette. L'ambiance est plus calme, la moyenne d'âge plus haute, et les prix à peu près identiques. C'est le bon quartier quand on ne veut pas de club ce soir-là, ou quand on veut dîner et boire un verre sans finir dans la mousse. Gżira, juste à côté, a les mêmes vues pour un peu moins cher.
Valletta : les caves à vin et les toits
La capitale joue une tout autre partition. Rues piétonnes, bars à vin dans des caves voûtées, toits-terrasses avec vue sur le Grand Port. Rien n'y ferme à quatre heures du matin, la plupart baissent le rideau vers une heure. C'est la soirée qu'on fait quand le groupe veut souffler, ou le premier soir avant d'attaquer. Comptez un peu plus cher qu'à Paceville, surtout sur les toits.
Ce que coûte une soirée bar
Une bière locale, la Cisk, tourne autour de trois euros en bar, quatre en terrasse touristique. Un cocktail va de six à douze euros selon le quartier. Une soirée bar complète, à cinq ou six verres, revient à trente ou quarante euros par personne. C'est nettement moins qu'à Ibiza et un peu plus qu'en Albanie, ce qui situe Malte dans la moyenne méditerranéenne.
Le happy hour, le vrai levier
Beaucoup d'adresses de Paceville et de Sliema pratiquent le deux pour un entre dix-huit et vingt et une heures. Ce n'est pas anecdotique : sur un groupe de huit personnes qui commencent tôt, c'est l'équivalent d'une entrée de club économisée par tête. Les horaires varient d'un bar à l'autre et changent d'une semaine à l'autre en haute saison, ils sont affichés à l'entrée.
L'enchaînement qui marche
Le schéma que suivent la plupart des groupes : apéritif à Sliema ou sur une terrasse de St Julian's vers vingt heures, descente sur Paceville vers vingt-deux heures pour les bars, puis club à partir de minuit. Certains intercalent une pool party de coucher de soleil, qui se termine justement vers vingt-trois heures. C'est la journée maltaise la plus dense, et elle ne demande aucun taxi.
