Les formats de soirée, et ce qu'ils coûtent
Trois formats structurent la nuit albanaise. La boat party part du port de Saranda en fin d'après-midi, dure plusieurs heures, et le billet démarre à 40 € avec l'open bar inclus : c'est le poste le plus cher de la semaine, et aussi le seul où la boisson ne s'ajoute pas. La pool party démarre à 15 € et se joue en fin de journée. Les clubs et beach clubs de Ksamil fonctionnent surtout à la consommation, avec une entrée souvent faible voire gratuite. Le calcul change donc complètement selon le format : sur une boat party on paie tout d'avance, ailleurs on paie au fur et à mesure.
Ce qui ne figure jamais dans le prix affiché
Le transport. Ksamil et Saranda sont à vingt minutes l'un de l'autre, et c'est le trajet que tout le monde fait deux fois par jour. Le bus local est dérisoire mais s'arrête tôt le soir, donc le retour de nuit se fait en taxi. Sur une semaine, ces allers-retours finissent par peser autant qu'une sortie. Deuxième poste oublié : le transat. Une journée dans un beach club de Ksamil se loue, souvent avec un minimum de consommation, et c'est une dépense quotidienne, pas exceptionnelle.
Pourquoi c'est moins cher qu'à Malte ou en Grèce
La différence ne vient pas des billets de soirée, qui sont comparables, mais de tout le reste : le repas, le verre au bar, le taxi, la nuit d'hôtel. C'est le coût de la vie local qui fait l'écart, pas le prix de la fête. Concrètement, deux personnes qui sortent le même nombre de soirs dépenseront nettement moins en Albanie qu'à Malte, et l'écart avec Mykonos n'est même pas comparable. C'est aussi pour ça que l'Albanie attire un public plus jeune.
Payer sur place : lek, euro et carte
La monnaie est le lek. L'euro est accepté dans beaucoup d'endroits touristiques de Saranda et Ksamil, mais au taux du commerçant, qui n'est jamais le meilleur. Les cartes passent dans les établissements structurés et beaucoup moins dans les petits bars et chez les taxis. La règle qui évite les mauvaises surprises : garder du liquide en lek pour le quotidien, et réserver la carte aux dépenses importantes. Retirer sur place plutôt que changer avant de partir donne en général un meilleur taux.
Le budget d'une semaine, honnêtement
Tout dépend de deux choix : le nombre de boat parties et le logement. Une semaine avec deux grosses sorties, des journées en beach club et un logement simple reste très accessible. La même semaine avec une sortie par soir, des transats tous les jours et un hôtel en bord de mer double facilement la note. Ce ne sont pas les prix albanais qui font exploser un budget, c'est la fréquence.
