Blloku, et pourquoi tout s'y passe
Blloku était le quartier réservé à l'élite du Parti communiste, interdit au public jusqu'en 1991. Il est devenu le centre de la vie nocturne de Tirana : bars en rez-de-chaussée, terrasses, rooftops, le tout concentré sur quelques rues autour de la rue Ismail Qemali. On s'y déplace à pied d'un bar à l'autre, ce qui en fait le quartier le plus simple de la ville pour une soirée sans voiture.
Les horaires albanais, qui déroutent
Les bars se remplissent après vingt-deux heures et les clubs ne décollent pas avant une heure du matin, pour tourner jusqu'à cinq. Arriver à vingt heures dans un bar de Blloku, c'est dîner, pas sortir. Les clubs du quartier fonctionnent surtout du jeudi au samedi : un lundi soir, Tirana est une ville tranquille, et il vaut mieux le savoir avant de caler son escale.
Ce que ça coûte, et c'est peu
C'est la capitale la moins chère d'Europe pour sortir. Une bière locale se situe autour de deux à trois euros en bar, un cocktail entre six et dix. L'entrée en club va de la gratuité à cinq euros environ, et le rooftop le plus connu de la ville, sur le boulevard Dëshmorët e Kombit, se situe entre cinq et dix. On peut passer une soirée complète à Tirana pour le prix d'un seul cocktail dans beaucoup de capitales européennes.
Deux adresses à connaître, et une à réserver
Blloku a ses institutions : un bar vinyle et rétro pour commencer la soirée, des adresses de cocktails plus sérieuses pour la suite, et des terrasses en hauteur pour l'été. La seule qui demande d'anticiper, c'est le bar de mixologie que les classements internationaux ont repéré : pour un week-end, on réserve plusieurs jours à l'avance. Pour tout le reste, on arrive et on entre.
