Les îlots de Ksamil
Ce sont eux qui ont fait la réputation du village : quatre petits îlots à quelques dizaines de mètres du rivage, dans une eau turquoise et peu profonde. On y accède à la nage ou en pédalo pour quelques euros. Le piège est le même qu'au Blue Lagoon maltais : entre onze heures et seize heures en juillet et en août, les plages sont saturées et les transats se louent au prix fort. Le matin tôt ou après dix-sept heures, c'est un autre endroit.
Butrint, le site antique
À vingt minutes au sud de Saranda, un site gréco-romain classé au patrimoine mondial, dans une lagune boisée. Théâtre antique, baptistère paléochrétien, forteresse vénitienne, le tout sous les arbres, ce qui rend la visite supportable en plein été. Comptez deux heures et une dizaine d'euros d'entrée. C'est la seule visite culturelle de la région qui fasse l'unanimité, même dans un groupe venu pour autre chose.
L'Œil Bleu
Une source karstique à une trentaine de kilomètres de Saranda, où l'eau jaillit d'une cavité d'un bleu sombre entourée de vert. La baignade y est théoriquement interdite et l'eau est à une dizaine de degrés toute l'année, ce qui décourage la plupart des candidats. C'est un arrêt d'une heure, souvent combiné avec Gjirokastër sur la route de Tirana.
Les criques en bateau
C'est l'option la plus intéressante et la moins connue. L'excursion El Mar part du port de Saranda à dix heures trente et longe des criques inaccessibles par la route : Turtle Bay, Anchor Bay, Kakome Bay et plus de deux heures à Kroreza Beach. À partir de quarante euros la journée. Le retour se fait en fin d'après-midi, ce qui laisse la soirée entière, et c'est précisément pour ça qu'elle fonctionne si bien dans un séjour orienté fête.
Gjirokastër, si on a une journée entière
À une heure et demie de route, une ville ottomane de pierre grise classée au patrimoine mondial, accrochée à flanc de montagne. C'est le contraire absolu de la côte : pas de plage, pas de club, des ruelles pavées et une forteresse. Ça ne se combine pas avec une soirée le soir même, mais c'est la journée à prévoir si le groupe veut voir autre chose que la mer.
Comment s'organiser
Les distances sont courtes mais les routes lentes : compter large. Les taxis se négocient à la journée, souvent autour de cinquante à quatre-vingts euros pour le véhicule, ce qui devient raisonnable à quatre. Les excursions en bateau se réservent la veille en haute saison. Et le point qui compte : toutes ces sorties se terminent en fin d'après-midi, donc aucune n'empêche de sortir le soir.
