Saranda, la base logique
C'est la ville : le port, les hôtels, les restaurants, les supermarchés, et le départ des boat parties. Il y a du choix en hébergement à tous les prix, un front de mer où l'on dîne et boit un verre, et les pool parties d'hôtel comme l'Infinity Sunset du Bougainville Bay. C'est aussi de là que part l'excursion El Mar. Pour une semaine à plusieurs, c'est la base qui demande le moins d'organisation.
Ksamil, au plus près des clubs
Vingt minutes au sud, un village bien plus petit, avec les îlots qui ont fait sa réputation et surtout les open-air clubs : Greg Beach Club, Poda, Principotes. Y dormir supprime le taxi de fin de soirée, ce qui est l'argument principal. En contrepartie, l'offre d'hébergement est plus limitée et sature en juillet et en août, les prix montent plus vite, et il y a nettement moins de restaurants et de commerces qu'à Saranda.
Le calcul du taxi
Un trajet Saranda-Ksamil coûte moins de dix euros, à négocier avant de monter puisqu'il n'y a pas de compteur. Divisé à quatre, c'est deux euros cinquante par personne et par trajet, donc cinq euros aller-retour. Sur une semaine à sept sorties, c'est trente-cinq euros par personne. C'est réel mais ce n'est pas ce qui fait basculer un budget : l'écart de prix des hébergements pèse souvent plus lourd dans un sens comme dans l'autre.
Le vrai point de friction
Il n'est pas dans le prix, il est dans la disponibilité. Il n'y a aucun transport public entre Saranda et Ksamil la nuit : les minibus circulent en journée et s'arrêtent. À quatre heures du matin, à Ksamil, il faut un taxi et il n'y en a pas toujours. Le réflexe qui règle le problème : convenir du retour avec le chauffeur de l'aller, ou prendre son numéro. C'est l'usage local et ça fonctionne.
Ce que font les groupes qui reviennent
Ils dorment à Saranda et organisent le transport une fois pour toutes, avec le même chauffeur pour la semaine. C'est ce qui donne le meilleur équilibre : le confort de la ville, le choix de restaurants, le port pour la boat party, et un retour de nuit qui ne dépend pas du hasard. Ksamil se justifie surtout pour un séjour court et entièrement tourné vers les clubs.
La saison, qui limite tout
La Riviera ouvre début juin et ferme à la mi-septembre. Hors de cette fenêtre, la question de l'hébergement ne se pose plus : les beach clubs sont fermés, une partie des hôtels aussi, et Ksamil redevient un village de quelques centaines d'habitants. Réserver en juillet et en août demande de s'y prendre des semaines à l'avance, surtout à Ksamil.
