Le maltais, une langue qu'on n'entend qu'ici
Le maltais est la langue maternelle de la grande majorité des habitants, et c'est une singularité linguistique complète : c'est la seule langue sémitique d'Europe, descendante de l'arabe sicilien, mais écrite en alphabet latin et truffée d'emprunts à l'italien et à l'anglais. On l'entend partout entre Maltais, à la radio, dans les commerces de quartier. Un francophone ne comprendra rien, et c'est normal. Personne n'attend d'un visiteur qu'il le parle : les Maltais basculent en anglais dès qu'ils s'adressent à quelqu'un de l'extérieur, sans même y penser.
L'anglais, la langue de tous les jours pour un visiteur
Tout se fait en anglais : les panneaux, les menus, les caisses, les hôtels, les taxis, les entrées de club. Le niveau moyen est élevé, bien au-dessus de celui qu'on trouve dans le reste de l'Europe du Sud, parce que l'anglais est enseigné dès l'école primaire et utilisé dans l'administration. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Malte est devenue une destination majeure de séjours linguistiques : chaque été, des milliers de jeunes Européens viennent y apprendre l'anglais, et ce sont eux qui remplissent une bonne partie des soirées de Paceville.
L'italien, la deuxième langue non officielle
L'italien est très largement compris, en particulier par les générations qui ont grandi avec la télévision italienne, captée à Malte bien avant l'arrivée du satellite. Dans les commerces et la restauration, un échange en italien passe presque toujours. Sur la scène nocturne, la présence italienne est forte : les soirées à thème italiennes sont un classique de la programmation maltaise, et une part importante des visiteurs de l'été vient de Sicile et du sud de la péninsule, à une heure d'avion.
Et le français, on s'en sort ?
Le français n'est pas une langue courante à Malte, mais on le croise plus souvent qu'on ne l'imagine dans les lieux de sortie. La communauté française installée sur l'île est réelle, les séjours linguistiques attirent beaucoup de jeunes francophones l'été, et plusieurs soirées de la saison sont explicitement françaises, avec du rap FR et une clientèle francophone. Dans les commerces et à l'entrée des clubs, en revanche, c'est l'anglais qui s'impose : quelques mots suffisent, et le vocabulaire d'une soirée se limite à peu de choses.
Le vocabulaire utile pour une soirée
Pas besoin d'être bilingue, mais quelques mots reviennent tout le temps à l'entrée d'un club maltais. « ID » désigne la pièce d'identité, et elle doit être physique : une photo sur le téléphone est refusée. « Last entry » est l'heure de dernière entrée, généralement vers deux heures du matin à Paceville, et c'est l'information qui fait rater le plus de soirées. « Token » désigne les jetons de consommation qu'utilisent plusieurs grands clubs, environ cinq euros l'unité, achetés à une caisse séparée du bar. « Dress code » est à prendre au sérieux sur les soirées à thème : sur une white party, le blanc intégral conditionne l'entrée.